Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 14:29
Les chutes américaines
Les chutes américaines

J’étais invitée chez des amis à Boston. Tant qu’à enjamber l’Atlantique, autant en profiter pour accomplir un périple, un peu inattendu au départ je dois dire, puisque dû au hasard de mes recherches.

En deux mots, il nous faut un avion, une période, des tarifs. Puis on réalise qu’on n’est pas assez aventurier pour voyager totalement par ses propres moyens, c’est-à-dire en assurer toute la logistique : Où dormir ? Où manger (le quoi, on évite) ? Comment se déplacer ? Quelles sont les règles ? Etc. Et tout cela dans un anglais rendu avec le temps très approximatif, voire désuet.

Jusqu’à ce qu’on se souvienne avoir fait il y a quelques années, un voyage organisé en Tunisie qui avait été très satisfaisant, au sens où il avait donné une image assez complète du pays, associant nature, culture, connaissance du passé et approche de la société contemporaine. Une bonne initiation pour qu’on y revienne plus longuement. D’après moi, c’est le rôle de tous les voyages organisés, indispensables pour un premier contact, mais pas suffisants.

Les recherches changent d’orientation. Saint Internet se déchaine. La Maison des Etats-Unis, à Paris, - Je cite le voyagiste, à travers notre interlocuteur Romain, car il a été très arrangeant, - nous propose un circuit allant de Toronto, Niagara, Ottawa, Montréal, Québec, puis Boston & New York. Génial !

Hélas ! Quelques jours plus tard, coup de téléphone : le voyage est annulé, nombre insuffisant de participants. Cependant, nous pouvons être associés à un autre voyage qui offre le même circuit avec en plus Philadelphie et Washington. Ces deux villes ne nous tentent pas, par contre plutôt qu’une visite éclair de New York, nous suggérons de passer deux jours de plus à New York. Accepté. Oui mais, nous voulons un hôtel à Manhattan (et pas à 48 km, ce qui implique embouteillages monstres matin et soir). Accepté contre un petit supplément. Tant que vous y êtes, pouvez-vous nous réserver des places pour visiter deux grands musées : le MOMA et le METROPOLITAN ? Accepté. Et bien entendu, le train compris pour Boston ainsi que l’avion pour le retour.

Nous avons fait des envieux parmi les voyageurs de notre nouveau groupe !

Les chutes canadiennes

Les chutes canadiennes

Départ pour TORONTO. Tout va bien à Roissy-Charles de Gaulle, pas de grève annoncée chez Air France. Le voyage commence à 13h55 et dure 8h15. Par contre, arrivée calamiteuse à 16h10 heure locale : six avions en même temps, trois douaniers seulement pour tout ce monde. Deux heures de queue ! Six heures de décalage horaire. Le guide a du mal à récupérer tout le monde, puis, notre bus nous emmène à Niagara Falls où se trouve l'hôtel. Le soir tombe.

Nous apercevons les chutes en passant. Je fais une photo à travers la vitre du bus. La voici. La vraie visite est pour demain.

Après notre installation à l’hôtel, nous avons un repas libre et nous nous mettons en quête d’un restaurant. Le guide québécois nous a conseillé une pizzeria, mais, en bons Français, nous ne sommes pas venus ici pour manger une pizza, plat napolitain qui a tant de succès en France, mais traité avec mépris dans l’Italie du nord ! Nous espérons naïvement trouver une cuisine… un peu locale…

Pour des frissons chez Frankenstein, prenez à droite !

Pour des frissons chez Frankenstein, prenez à droite !

Ici on ne sortira pas de table avec la faim, mais on risque de mal dormir.
Ici on ne sortira pas de table avec la faim, mais on risque de mal dormir.

Nous descendons l’avenue qui mène aux chutes et découvrons un spectacle digne d’un parc de loisirs : partout des petites boutiques de jeux, des châteaux kitchs qui ressemblent à de mauvais décors de films de série Z, avec parfois d’étranges constructions comme l’Empire State Building couché, une maison posée sur son toit ou un faux funambule qui traverse l’avenue Victoria… Quant aux restaurants : pizzeria et fast food. Je prends quelques photos à la nuit tombante et nous finissons par nous installer chez « Mamma Mia », une adresse très acceptable finalement.

Voilà un petit aperçu de la grande avenue des chutes ou « Falls avenue » en dialecte autochtone.

Mais que fait King Kong à cet endroit ?

Mais que fait King Kong à cet endroit ?

 "Falls avenue".

"Falls avenue".

Allez! Un dernier tour chez Dracula, pour mieux s'endormir !

Allez! Un dernier tour chez Dracula, pour mieux s'endormir !

Le meilleur pour la fin : l'Empire State Building !

Le meilleur pour la fin : l'Empire State Building !

Repost 0
Published by morvane - dans Voyages
commenter cet article
13 août 2013 2 13 /08 /août /2013 22:27
Le Jura semble une arène où se livre le combat scintillant du brouillard et de l’obscurité.
Hors du présent, hors des lieux fréquentés, comme des souvenirs lointains, presque informes, voilés.  Images de l’enfance vécue, dont la conscience s’est effacée? Images des choses apprises dans les livres et seulement imaginées, malgré tout si intensément qu’avec le temps, elles semblent rêvées ? Comme des traces de récits qui subsistent à l’état de murmures. Fantasmagories, peut-être ? On en tremble.
Alors, on voyage, dès qu’on en a l’occasion. On les cherche. On se plonge à la source de nos premières émotions. Beauté. Peur. Ravissements. Frissons au bord du gouffre qu’est la vie, même si on ne sait pas encore qu’on est vivant…
La source, quelques gouttes surgies de la terre à l’abri des arbres sauvages. Quelque part, quelqu’un a mal fermé le robinet ! Heureusement, ça ne coule pas fort ! Mais si ! Le mince filet ne tarde pas à devenir torrent, cascade. Prenons garde de ne pas glisser sur la mousse conquérante qui envahit tout : les rochers, les arbres qu’elle rend si inextricables !
Souvent, résurgences, flots printaniers que la terre vomit par d'énormes gueules. Vomit, oui ! Mais avec quelle élégance ! 
   
    Jura 01. Cavernes d'où sourdent les eaux
     
  Venus du Sud, nous commençons notre périple en Franche Comté par une exploration du Haut Jura.  
Ceux qui ont connu les « Montagnes noires » du Morvan, ne seront pas déçus. Ils savent à quoi s’attendre : obscurité / éblouissement, sauvagerie / raffinement.  Oh! Les cadeaux de la Nature ! Il faut contourner quelques maisons. Dernière frontière de la civilisation ? Non ! Les hommes ont construit quelques machines, bien utiles tout de même !
Le premier contact. On s’arrêterait presque au milieu du chemin de Foulessard, oubliant la voiture, portes ouvertes.
        Jura-02.-Le-Flumen---son-echarpe-de-brume.jpg
La brume laiteuse pare la rivière, tranquille ici, d’une écharpe de coton nonchalante.  
    Jura-03.-Petite-chute-artificielle.jpg
La nature n’a pas créé la chute. Mais, on ne cherchera pas à en savoir plus.
    Jura-04.-Le-petit-pont.jpg
En remontant le Flumen.
      Jura-05.-L-eau-file-sous-le-pont-.jpg
    Symphonie de verts. Verts jaunes, là où le soleil perce, vert sapin sur les rochers à l’ombre, verts veloutés des mousses…
    Jura-06.-Le-Flumen-degringole.jpg
L'eau vive, apparemment inoffensive, a tout de même charrié de gros rochers. Comment a-t-elle fait ?
    Jura-08.-Anarchie-vegetale.jpg
     Anarchie végétale.      
 
  Jura-07-Enchevetrements.jpg
     
       Enchevêtrements. Impossible de savoir où commencent, où finissent les branches. Le sous-bois est invisible. L’hiver, il doit être bien noir !  

        Jura 10. Rive droite

 

D’ici, partent les randonneurs. Plusieurs promenades les conduisent aux cascades originelles du Flumen et au cirque qui protège ce coin de paradis. Ce ne sont pas les seules dans le Jura, qui porte bien son nom de « Pays des eaux vives ». Personnellement, j’ai dû remettre à plus tard la ballade, mais, j'ai pu ensuite admirer le cirque d'en haut, c'est-à-dire du "Saut du chien", dont voici deux photographies. 
  Jura-11.-Dans-le-cirque-une-des-cascades.jpg
    Une des cascades. 
et 
Le fameux 'Chapeau de gendarme"
Jura-12.-Le-Chapeau-de-Gendarme.jpg
 
Au retour, un graffiti, comme un clin d’œil au passant, rappelle modestement, cette volonté humaine, conquérante,  d’être toujours…  !
  Jura-13.-Clin-d-oeil.jpg
 
 
  (Rappel : Textes et photos ne peuvent être utilisés sans mon autorisation.) 
 
 
 
 
 
Repost 0
Published by morvane - dans Voyages
commenter cet article
12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 10:28

 

Intimités d'automne

 

Tiens, voilà l'automne!

Mélancolie pour les uns, qui ne voient que l'été agonisant!

Joie pour les autres, qui admirent l'explosion des milliers de tons chauds et la douceur

enveloppante, où percent d'innocents frissons!

 


DSCF4156      

 

Il y a dans l'automne quelque chose d'intime. Et tant qu'il ne pleut pas, la douceur des beaux jours nous est voluptueuse. C'est une coquetterie de la nature qui veut s'éteindre en beauté !

Alors, l'homme que l'hiver effraie, arpente les bois, les monts et les vallées,  pour s'imprégner de cette dernière énergie. Tous ses sens sont en alerte, les odeurs des sous-bois, le craquement des feuilles et des brindilles, le moelleux des mousses, le goût acide des mûres sauvages.

Mais comme il aime aussi contempler les oeuvres créées de ses propres mains, nées de sa propre  imagination  et de son angoisse absolue devant son propre devenir, il aime admirer ce qui reste du passé, tangible quoique ruiné des fois. C'est peut-être pour cela qu'il restaure avec frénésie ! 

Il tente aujoud'hui plus que jamais, il faut lui en reconnaître la modestie, de réconcilier, d'harmoniser la nature et la culture.

 

 

J'ai choisi, quel déchirement tant il y a de splendeurs ! un petit coin perdu dans le Lubéron, qui m'a bien donné à rêver, lorsque je l'ai découvert.


 DSCF4109.JPG

 

Venant du sud de la France, je me dirigeais vers le nord. en prenant l'école buissonnière, c'est-à-dire en traversant le Parc régional du Lubéron. Je suivais la route départementale 943, quand  à mi-chemin entre Lourmarin et Apt, de Bonnieux à l'ouest à Buouix, le pays des ocres de Provence, à l'est, j'aperçus surgissant de l'exubérante mer végétale des pentes du Lubéron, le campanile du Prieuré de Saint-Symphorien.

Surprise totale ! Malgré une légère pluie, et faute de pouvoir l'admirer de plus près, je décidais de prendre au moins quelques photos, en attendant de revenir.

 

DSCF4111.JPG

 

 

Le campanile, qui a été restauré en 1960, date du XIIe siècle, peut-être même avant. C'est un des plus beaux de Provence. Il est flanqué de deux chapelles restaurées elles aussi vingt ans plus tard. On sait qu'il fut très prospère pendant tout le Moyen Âge.

 

En effet, les prieurés, qui dépendaient des abbayes, jouaient un rôle non seulement sprirituel, mais temporel car ils vivaient de leur travail, et amassaient des richesses avec lesquelles ils alimentaient les marchés. Ils faisaient donc vivre du monde et possédaient terres, biens et rentes. De plus, ils jouaient un rôle culturel non négligeable, comme seuls détenteurs de savoirs.

 Malheureusement, aujourd'hui, celui qui nous intéresse appartient à des personnes privées, par conséquent il ne se visite pas.

 

    DSCN2768 Automne à Thor. copie

 

Il n'en demeure pas moins magnifique et secret, en cette saison, cause de la déclinaison des rouges, ocres, oranges et jaunes.

 

Enfin, l'automne, c'est aussi la nostalgie car aucune saison ne nous fait autant sentir la fin de quelque chose, la mort de l'enfance, des plaisirs insouciants... Je terminerai  mes divagations  par ce poème inédit:


"On ne sait pas encore que la feuille qui tremble rêve

Comme nous

D'un au-delà pareil

Au soleil cotonneux dont elle s'envelopperait

 

Feuille-paupière

C'est ainsi qu'elle se voit

 

Sous la frange mordorée des cils elle imagine

L'éclair bleu  d'un songe qui la délivrerait de la convoitise

Du temps

 

Mais a-t-elle raison de s'égarer si près de l'astre assoiffé

Qu'elle croit simplement assoupi ?

 

Feuille anonyme

C'est ainsi que nous la voyons

Celle-là ou une autre

Epelée comme lettre de l'alphabet


Comment croire qu'elle ait si peur du sol qui l'attire ?

Craint-elle de deviner dans le rouge de sa robe la naissance inexorable du vide ?

 

On s'attarde le long des chemins d'automne

Les yeux brisés de solitude

Sans voir

Sans entendre autour de nous comme autant de secrets murmurés

Les petites chansons de la vie."

 

Morvane (copyright)

DSCF6505.JPGDans la vallée de l'Ubac.

Repost 0
Published by morvane - dans Voyages
commenter cet article

Présentation

  • : Le Blog de Morvane
  • Le Blog de Morvane
  • : Une vraie dilettante ! Tout m'intéresse : les Lettres, les Arts, l'Histoire, les Sciences & les Techniques, les Sociétés & leurs Cultures, la Philosophie...Dilettante, oui, mais pas superficielle ! Car, sitôt qu'un sujet attire mon attention, j'ai envie de l'explorer et d'en savoir le plus. D'où mes recherches. Mais garder ses découvertes pour soi, est vain et égoïste. Aussi, j'aime les partager à travers ce blog. Enfin, j'ai la passion d'écrire. Je suis amoureuse de la langue française et elle me le rend bien par ses innombrables écrivains et poètes.
  • Contact

Rechercher

Liens