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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 00:32
La petite place de l'église et la tour carrée

La petite place de l'église et la tour carrée

Dominant la vallée du RHONE, voisin de Villeneuve-Lès-Avignon, admirant sous le soleil d’automne le confluent de trois cours d’eau : le géant Rhône et ses deux affluents la Durance et le Gard, serré dans ses ruelles comme pour se garer du Mistral, voici le joli village des ANGLES, d’où j’ai souhaité, cette année, vous envoyer des vœux de bonne et heureuse année.

L’occupation du site sur lequel se trouve le village médiéval est des plus anciennes puisqu’elle date du néolithique, connut la présence romaine, puis gallo-romaine. C’est au XVe siècle que la population s’y est installée définitivement.

Plus près de nous, de nombreux peintres, la plupart provençaux, charmés par la beauté des lieux y ont séjourné et ont laissé de nombreuses œuvres. Le plus célèbre, de renommée internationale, André DERAIN, y a peint plusieurs tableaux lors de ses passages en Provence. L’amateur d’art peut suivre « le parcours des peintres » en déambulant dans les ruelles étroites, d’où on découvre par les traverses comme des balcons sur la vallée.

L'église gothique date du XVe siècle.
L'église gothique date du XVe siècle.

L'église gothique date du XVe siècle.

Quelques maisons de charme.
Quelques maisons de charme.

Quelques maisons de charme.

Harmonie douce.

Harmonie douce.

Là, une traverse débouche sur un escalier abrupt. Mieux vaut se tenir à une solide rampe, surtout quand le Mistral s'époumone ! On s'arrête pour apercevoir un petit coin du paysage.
Là, une traverse débouche sur un escalier abrupt. Mieux vaut se tenir à une solide rampe, surtout quand le Mistral s'époumone ! On s'arrête pour apercevoir un petit coin du paysage.

Là, une traverse débouche sur un escalier abrupt. Mieux vaut se tenir à une solide rampe, surtout quand le Mistral s'époumone ! On s'arrête pour apercevoir un petit coin du paysage.

La fontaine acrochée à la maison ressemble plus à une pierre à eau, mais quelle beauté rustique !

La fontaine acrochée à la maison ressemble plus à une pierre à eau, mais quelle beauté rustique !

Partout des escaliers prometteurs de découvertes. Ici, l'appareillage des pierres et galets donne au mur un air de chef d'oeuvre.
Partout des escaliers prometteurs de découvertes. Ici, l'appareillage des pierres et galets donne au mur un air de chef d'oeuvre.

Partout des escaliers prometteurs de découvertes. Ici, l'appareillage des pierres et galets donne au mur un air de chef d'oeuvre.

Il n'y a pas que de vieilles pierres ici ! Un original exemple de Yarl Bombing.

Il n'y a pas que de vieilles pierres ici ! Un original exemple de Yarl Bombing.

Du plateau, le village perché s'offre au regard. La montagne bleue que l'on aperçoit au fond est le Lubéron.

Du plateau, le village perché s'offre au regard. La montagne bleue que l'on aperçoit au fond est le Lubéron.

Le paysage est grandiose. On comprend mieux la passion des peintres à cause des couleurs, des volumes, des perspectives. Au loin, on peut voir le pont du TGV qui traverse le Rhône, les Alpilles et deviner là-bas, la Camargue.

Le paysage est grandiose. On comprend mieux la passion des peintres à cause des couleurs, des volumes, des perspectives. Au loin, on peut voir le pont du TGV qui traverse le Rhône, les Alpilles et deviner là-bas, la Camargue.

Meilleurs vœux d’un village médiéval du Gard : LES ANGLES.
Et comme les fins sont toujours tristes, emportons au moins l'image de cette magnifique vigne vierge !

Et comme les fins sont toujours tristes, emportons au moins l'image de cette magnifique vigne vierge !

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8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 17:05
Le Haut-Jura est un paradis pour les amoureux de la nature, promeneurs ou sportifs confirmés. Il a également une tradition industrielle qui s'est illustrée dans la clouterie, l'horlogerie, l'émaillerie et plus près de nous, la lunetterie.
Le Musée de la Lunette
 Musée de la Lunetterie à Morez
Comme dans toutes les régions de montagne, l’industrie s’est très tôt installée dans les vallées. Elle occupait une population d’ouvriers, mais aussi de paysans, libérés l’hiver de l’agriculture.
D’où le travail du bois – autrefois, les paysans fabriquaient eux-mêmes certains de leurs outils (râteaux à faner, râtelier, etc.), leurs meubles, leurs charpentes…
D’où le travail des métaux dans le cadre d’une industrie de précision, comme l’horlogerie, qui demandait peu d’investissements en locaux (petits ateliers, à côté des maisons, comme à Cluses, en Haute-Savoie, autre région de décolletage et horlogerie), en outillage mais exigeait par contre une main d’œuvre très minutieuse. Une partie donc de la main-d’œuvre travaillait à la maison.  
Le Haut Jura a particulièrement excellé dans l’horlogerie et a essaimé dans toute la France ses magnifiques horloges comtoises. D’abord artisanale, la fabrication des horloges est devenue industrielle au XIXe siècle. On évalue à 100 000 le nombre d’horloges produites en 1850. En 1854, est créée une école d’horlogerie. Mais, c’est le 18 juin 1895 que fut créée à Morez, la première Ecole pratique, ancêtre de nos lycées techniques et professionnels.
 
Naissance de l'Enseignement technique à Morez
Ouverture de la Première Ecole Pratique à Morez
le 18 juin 1895
Naissance de l'Enseignement Technique dans le Jura.
  
C’est dans ce contexte géographique et humain que s’est développée la ville de MOREZ, au pied de la station des Rousses, le long de la Bienne.
Capitale internationale de la lunetterie. Vous avez tous entendu le slogan publicitaire : « Vos yeux méritent Lissac ! ». Savez-vous que cette marque vient du nom de l’horloger Henri Lissac, qui fut élu maire de Morez de 1908 à 1931, dont l’entreprise produit les célèbres lunettes depuis le début du XXe siècle ?
Le-Kaleidoscope-de-Morez-1.JPG
 
Le Kaléidoscope de Marie-Thérèse Masias
  A l’horlogerie, s’ajouta également l’émaillerie.
Grace à son savoir-faire et la qualité de son industrie locale, la ville a reçu le label « Ville & Métiers d’Art ».
Le-Kaleidoscope-de-Morez-3.JPG
 
Elle s’est ornée d’une sculpture moderne et originale qui associe dans sa conception et dans les techniques employées, l’art, (composition de l’ensemble, l’emploi des couleurs et des matières), et les trois piliers de l’industrie morézienne. Voilà une ville qui a su confier à ses propres artistes et artisans la réalisation d’un symbole fort de son histoire. Aussi l’œuvre, non seulement est ancrée dans sa région, mais en porte les émotions et les espoirs. Loin de ces décorations de fausses ruines antiques dont s’affublent les ronds-points des villes, applaudissons ceux qui ont choisi la créativité au conformisme !
 Le Kaléidoscope de Morez 2
Le-Kaleidoscope-de-Morez-4.JPG
 
Sources : Wikipedia & les sites de la ville, du Jura, de Franche-Comté, pour quelques vérifications.
Merci de votre attention et vos encouragements.
 
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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 22:32
   
Des rochers poussés à grands efforts devant l’entrée des grottes protectrices, aux cercles de feux attisés autour des campements de savane, nos lointains ancêtres,  ont construit par nécessité vitale des murs. Parfois avec l’aide de la nature, dans l’habitat troglodyte, parfois sans elle ou même contre elle, dès lors qu’il fallait s’en protéger. Ils ont ainsi bâti des abris, endigué des cours d’eau, accroché aux montagnes d’inaccessibles (presque) forteresses pour se protéger, d’inviolables cachots pour punir…  
Murs de pierres, de briques, de bois, de torchis ou tout à la fois, pour se mettre à l’abri des forces naturelles, mais aussi pour réfléchir, s’instruire, penser.
 
Rembrandt.-Philosophe-en-Meditation.jpg
Que nous suggère, entre autres interprétations possibles, le tableau de REMBRANDT appelé « Le Philosophe en méditation » ? –Qu’il faut pour réfléchir, étudier, écrire, méditer, se mettre à l’abri du monde extérieur, pour ne pas se laisser distraire par son agitation. Conception qui sera dénoncée plus tard par les philosophes dits « engagés », comme ce qualificatif l’indique, justement, concernés par le monde et les hommes. Notons que pour penser, le philosophe a besoin de l’ouvrier ou du domestique pour entretenir son feu ! Cela reste valable aujourd’hui et justifie une certaine division du travail.
 
Murs de verre, murs d’acier,
Salins-les-Bains-1.JPG
 Salins-les-Bains-2.JPG

Le casino de Salins-les-Bains (Jura) met ses murs de verre à l’abri du soleil derrière cet auvent de feuilles métalliques qui laissent passer la lumière.

Mais aussi murs d’eau, de glace, murs végétaux,

Murs austères, suscitant l’effroi, des forteresses et des prisons.

Italie-Exilles.JPG

Ici, le fort d’Exiles, dans le nord de l’Italie, en réponse sûrement aux constructions militaires stratégiques de Vauban, de l’autre côté de la frontière.

Tarascon-sur-Rhone-Chateau-.jpg

Là, des graffiti sur un mur du château de Tarascon sur Rhône, qui servit de prison pendant quelques siècles, après avoir connu une période fastueuse, du temps du Roi René, Comte de Provence.

 

Murs élégants des beaux quartiers :

Nice-1.JPG  Mairie de Nice et…

Nice-2.JPG ...Place Garibaldi, au printemps.

 

Murs obstacles qu’il faut franchir pour atteindre le lieu convoité, Murs protecteurs à défendre absolument sous peine d’y perdre la vie, quelquefois, selon le côté où l'on se place et selon les circonstances. En effet, contrairement à la porte, il n’est destiné à s’ouvrir que parcimonieusement.

Ainsi les anciens remparts des villes, ouverts de portes impressionnantes et sérieusement gardées, dont la finalité fut de contrôler les allées et venues des populations, mais aussi (c’est une raison non des moindres) à percevoir des taxes, ou droit de passage au profit des seigneurs ou des villes elles-mêmes, quand elles en avaient obtenu le droit.

Arles.JPG

Anciens remparts de la ville d’Arles magnifiquement ancrés dans la roche naturelle.

 

Monpazier.JPG

Une des portes de la bastide de Monpazier.

A côté des murs visibles, d’autres ne se voient pas et n’en sont pas moins présents et parfois plus impressionnants et tragiques. Ce sont les murs de l’esprit, parmi lesquels, nous trouvons tous les interdits d’origine morale, religieuse, mais également sociaux : les valeurs ne sont pas les mêmes pour tous les hommes – il n’est qu’à regarder le statut des femmes dans le monde, leur accès à l’instruction, leurs droits. Le conformisme, la bonne conscience, les préjugés, etc. L’intolérance, l’esclavage économique ou psychologique, la standardisation des individus  et des esprits qui tue l’originalité et la créativité…

Je termine cette exploration, sommaire par nécessité, en laissant la parole à la littérature, par goût, mais aussi pour donner corps et vie humaine à ces constructions matérielles :

Dans son roman, La Peste, Albert CAMUS met en scène les drames suscités par la ville mise en quarantaine, pour des raisons sanitaires, et se plait à observer les réactions de ses personnages. Il dresse le portrait de différents caractères et au cours des situations, en montre l’évolution, tout en nous faisant partager les valeurs humanistes auxquelles il était attaché. Le roman prend une réelle valeur symbolique extrêmement riche. C’est ce qui en fait une œuvre universelle.

« Ainsi, la première chose que la peste apporta à nos concitoyens fut l’exil. (…) Il venait toujours un moment où nous nous apercevions clairement que les trains n’arrivaient pas. Nous savions alors que notre séparation était destinée à durer et que nous devions essayer de nous arranger avec le temps. Dès lors, nous réintégrions en somme notre condition de prisonniers, nous étions réduits à notre passé, et si même quelques-uns d’entre nous avaient la tentation de vivre dans l’avenir, ils y renonçaient rapidement, autant du moins qu’il leur était possible, en éprouvant les blessures que finalement l’imagination inflige à ceux qui lui font confiance. » (p.60)

Salins-les-Bains-3.JPGPour le plaisir, cet enchevètrement de murs de pierres, de bois, de fer, dans le Musée du Sel de Salins (Jura)    

             

Pour construire un mur, il faut d’abord en délimiter les contours, creuser une tranchée pour asseoir les fondations, l’aplanir. Pas question que le mur glisse de son propre poids si le terrain est en pente ou que l’eau passe dessous ! Il faut arracher les racines qui se trouvent sur le chemin, extraire les pierres récalcitrantes à la barre à mine…

« Il leur fallu neuf jours pour venir à bout des préliminaires. Puis ils commencèrent le mur lui-même, et soudain leur univers bascula de nouveau. Comme Nashe et Pozzi s’en aperçurent, soulever un bloc de trente kilos était une chose, mais une fois qu’on avait soulevé ce bloc, c’en était une tout autre de soulever un deuxième bloc de trente kilos, et une tout autre encore de s’attaquer à un troisième après avoir soulevé le deuxième. (…) C’était ainsi. Chaque fois qu’ils travaillaient au mur, Nashe et Pozzi butaient contre le même infernal casse-tête : les pierres étaient toutes identiques, et pourtant chacune pesait plus lourd que la précédente. » (p.136)

Telle est la sinistre situation dans laquelle se trouvent deux joueurs de poker, Jim Nashe, le plus âgé, un ancien pompier abandonné par sa femme, qui a décidé après un héritage inattendu, de confier sa vie au hasard, en partant à l’aveuglette à travers les Etats-Unis,

« Nashe n’avait aucun projet particulier. Tout au plus envisageait-il  de se laisser flotter pendant un certain temps, de voyager d’un endroit à l’autre et de voir ce qui arriverait. » ;

et Jack Pozzi, jeune joueur de poker rencontré au bord de la route.

« Quand Nashe le vit se retourner, il comprit aussitôt que cet homme avait des ennuis. (…) Ses vêtements étaient déchirés, son visage couvert de bleus et d’ecchymoses et, à la façon dont il se tenait là tandis que la voiture approchait, il paraissait à peine savoir où il était. » (p.25).

Pozzi gagne sa vie en jouant aux cartes, mais cette vie n’est pas exempte de risques. Néanmoins, il est persuadé qu’il va un jour gagner gros. Justement, il a entendu parler de deux milliardaires fous dont il ne fera qu’une bouchée ! Nash est fasciné par le jeune homme et décide de le suivre. Mais la partie tourne mal, Nashe y perd tout ce qui lui restait, même sa voiture. C’est alors que les gagnants leur proposent de rembourser leurs dettes en construisant un mur. Ils acceptent le marché – en ont-ils le choix ?- alors commence pour eux une longue descente aux enfers, au bagne pourrait-on dire, car ils deviennent esclaves et l’espoir d’en finir s’efface au fil des semaines.

Tel est le magnifique roman de l’écrivain américain Paul AUSTER: La Musique du hasard. On pense au mythe de Sisyphe, condamné à hisser sur la montagne un rocher énorme qui redescend chaque soir, bien qu’ici, le mur ne se détruit pas, mais les personnages se démènent dans un piège inextricable orchestré par d’inhumaines créatures. Le mur, c’est la condition humaine tragique, irréversible où, malgré tout, l’héroïsme des personnages, leur humanité forcenée réside dans leur lucidité, leur courage, leur volonté de s’en sortir et par là, de dominer leur destin inéluctable.

Les deux romans cités sont publiés en Livre de Poche.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 
 
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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 22:54

Le 28 juin 2013, une partie du magnifique Hôtel de Ville Renaissance de La Rochelle a été détruite par les flammes. Henri IV n'en croyait pas ses yeux ! Quant aux malheureux habitants, ils erraient, consternés, tristes et hagards, dans les rues enfumées.

Je me suis souvenue, à la découverte du désastre via la télévision, que je m'étais promenée dans cette belle ville, riche d'un patrimoine historique exceptionnel, tant par l'architecture que les événements du passé dont elle a été le témoin. Je pense aux guerres de religion, puisqu'elle fut un bastion de la Réforme. Je pense au siège de La Rochelle qui résistait au pouvoir royal, défendait ardemment ses privilèges et avait presque constitué une république indépendante, par le cardinal de Richelieu.

Aussi, j'ai décidé d'offrir aux nostalgiques du passé, aux amoureux de notre patrimoine, quelques photos que j'ai prises lors de fêtes de fin d'année 2012.

  La-Rochelle-M1-.JPG

 

Sous le regard de Jean Guiton,  maire de La Rochelle au XVIIe siècle, l'hôtel de ville se présente au regard par un mur d'enceinte crénelé avec un chemin de ronde. Il s'ouvre par un imposant porche de style gothique flamboyant.

 

La-Rochelle-M2-.JPG

 Le beffroi

 

La-Rochelle-M3-.JPG

Au-dessus du porche, les armoiries de la ville.

La-Rochelle-M4-.JPG

 Parmi le passé prestigieux de la ville, comment ne pas évoquer la Réforme prêchée en Poitou par Calvin en 1530, puisque La Rochelle fut la capitale du protestantisme français? Malheureusement, la tolérance n'étant pas une vertu des plus naturelles, catholiques et protestants se livrèrent aux sanglantes guerres de religion que l'on peine à imaginer.

La-Rochelle-M5-.JPG

Passé le porche, on pénètre dans une cour rectangulaire de dimensions modestes. Le bâtiment central, terminé en 1606 est orné de niches dans lesquelles quatre statues représentent les vertus cardinales.

- La Prudence, avec le miroir.

- La Justice, avec le sceptre et le rouleau de la loi.

-La Force, avec le lion et la colonne brisée.

- La Tempérance, avec le mélange de l'eau et du vin.

 

La-Rochelle-M6-.JPG 

 

La-Rochelle-M8-.JPG

Henri IV est chez lui à La Rochelle à plus d'un titre.

D'abord, en tant qu'huguenot lui-même. Sa mère, Jeanne d'Albret, commanda les protestants de la ville, pendant les guerres de religion. Puis, en tant que roi de France, en 1589. Enfin, pour avoir promulgué l'Edit de Nantes en 1598, qui rétablit la paix religieuse.

Malheureusement, à sa mort, son fils Louis XIII lui succède. C'est un catholique fervent qui choisit le cardinal de Richelieu comme Premier Ministre, dirions-nous aujourd'hui. Les protestants craignant de nouveau les persécutions, sont tentés de se mettre sous la protection du roi d'Angleterre qui s'est emparé le l'île de Ré, en 1627. Richelieu ordonne le siège de La Rochelle qui dure treize mois. A la fin, affamée, ruinée, la ville implore la grâce royale. Le maire Jean Guiton sauve sa tête, mais doit s'exiler.

 

La-Rochelle-M9-.JPG

Plus près de nous, la ville rend hommage à un autre maire Léonce Vieljeux qui fut déporté et fusillé par les nazis, à l'âge de 79 ans.

 Aujourd'hui, les Rochelais ne s'avouent pas vaincus et se retroussent les manches pour restaurer leur magnifique Hôtel de ville. Bon courage  à eux !

A celles et ceux qui aiment les romans historiques, je recommande la saga d'une famille de petite noblesse du Périgord, "Fortune de France", écrite par un grand écrivain du XXe siècle : Robert Merle, dans une langue savoureuse. En particulier, le 3e volume : "Paris, ma bonne ville", qui met en scène la tristement célèbre Saint-Barthélemy.

 

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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 15:29

De l’igloo aux gratte-ciel, de l’isba aux clochetons des châteaux, toits pointus, coupoles, terrasses, couverts de tuiles, d’ardoises, de chaume et de zinc. Percés de lucarnes ou de chien-assis, surmontés de girouettes, paratonnerres, cheminées. Plongeant au-dessus des chenaux, gouttières, sans oublier les sempiternelles gargouilles à l’image des diables moyenâgeux.

Tarascon-Gargouille-Chateau-RR.jpg

Une des gargouilles du château du Roi René, à TARASCON, au bord du Rhône.


Istanbul-Mosquee-bleue.jpgDéclinaison de coupoles à Istambul : La Mosquée bleue.


Toit, attribut essentiel de la protection. On s’y soumet toujours même quand il ne nous abrite pas, au contraire, se tient près, nous dominant de toute sa hauteur, hautain d’ailleurs, pas toujours bienveillant, même menaçant… J’ai parlé du Toit du monde !

Mais même, sans aller jusque là, d’abord toit naturel des cavernes à partager avec les ours, les chauves-souris, et cette faune de l’ombre grouillante, parfois aveugle qui passe son temps à se nourrir et se reproduire comme pressentant qu’un jour, il lui faudra libérer la place pour l’Homme envahisseur… Cavernes encore employées de nos jours sous la forme de maisons troglodytes.

LesEyzies-MNP-AncienChateauDesBarons.jpg

Musée National de la Préhistoire, aux Eyzies, en Périgord.

 

Reignac-MaisonForte.jpg

Façade de la Maison Forte de REYNIAC, construite au XIVe siècle, sur un site naturellement protégé, occupé par les hommes depuis 20 000 ans.. Elle abrite un musée archéologique, historique et régional.

Reignac-MaisonForte-ChateauFalaise.jpg

Eugène Leroy, raconte dans son roman historique "Jacquou le Croquant", les méfaits d'un seigneur surnommé "le bouc de Reignac". Il se rendit tristement célèbre par ses cruautés, notamment envers les femmes à qui il imposait le droit de cuissage et le droit de servage. Malheur aux voyageurs qui tombaient entre ses mains !

Huttes de pailles, de palmes ou de bambou, accompagnées de boue séchée, protections fragiles, illusoires, petites frontières entre l’infini céleste et le fini humain. Bah ! Les Gaulois avaient bien raison de craindre le pire du ciel ! Protections quand même : il suffit d’y croire et de psalmodier, de temps en temps, quelque chant magique.

Chénini Sud tunisienToit de pierres et de torchis, soutenu par des troncs de palmier. Ici, nous sommes à CHENINI, dans le Sud Tunisien.

Toits d’ardoise des « maisons de lait » morvandelles, ainsi nommées car bien gagnées par les nourrices du Morvan, réputées pour leur lait, qui abandonnaient leurs enfants au pays, pour aller nourrir les enfants riches parisiens. On faisait venir les ardoises de loin. Il en avait fallu des tétées pour abandonner les toits de chaume ! De bien belles maisons !

Toits de tuiles romaines dans le sud de la France, tuiles de bois dans les régions de montagne, tuiles alsaciennes dites en « queue de castor »…

Cotignac--Massif-des-Maures.jpg

Village typique du Var : COTIGNAC.

Façonnés par les climats et les ressources naturelles, ils constituent les paysages.C’est d’abord eux que l’œil découvre et ils expriment le mode de vie des hommes : éparpillés ou au contraire serrés les uns contre les autres pour affronter la bise d’hiver ou la chaleur d’été.

Lindau Allemagne Lac ConstanceDécor caractéristique des lucarnes apportant de la lumière à cet imposant toit de tuiles plates, en Allemagne, au bord du lac de Constance : LINDAU.

  Que ce soit à SAINTES (Charente Maritime), ou à EVORA (Portugal), deux clochers remarquables par leur couverture de pierres taillées.


Clocher-de-Saintes.jpg

Clocher roman de l'Abbaye aux Dames, à SAINTES (Charente Maritime)

Evora-Portugal.jpg

 Les clochetons ouvragés de l'église d'EVORA (Portugal) ont peine à alléger la lourdeur de l'ensemble architectural.

Par contre, la petite église de PLAMPINET (Hautes Alpes), se contente depuis longtemps de sa toiture de bois.

Plampinet-Hautes-Alpes.jpg

 

Voilà une maison qui ne fut pas épargnée par les colères de l’Etna !

Maison-engloutie-parl-Etna.jpg

 

Enfin, pour terminer, une vue joyeusement colorée du quartier du Mourillon, à TOULON, que la fin d’après-midi d'été rend particulièrement calme et serein. Au loin, la Méditerranée parsemée de voiles blanches et la presqu'île de Gien.

Toulon-Le-Mourillon.jpg


 

 

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