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31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 13:37
Ici, la rivière NIAGARA se précipite vers le fer à cheval qu'elle a elle-même creusé.

Ici, la rivière NIAGARA se précipite vers le fer à cheval qu'elle a elle-même creusé.

C’est avant tout pour elles que le monde afflue ! Il fait beau en ce jour de printemps. La nature est si belle et si présente que chacun reste figé quelques temps à la regarder, à l’admirer en silence, dans son éternité – du moins, ce qu’il semble pour une vie d’homme.

Les visiteurs savent que quelque chose d'extraordinaire les attend.

Les visiteurs savent que quelque chose d'extraordinaire les attend.

Beauté de l’eau déchirée par les roches qu’elle entaille – sachez que des barrages ont été conçus pour freiner la rivière et garder plus longtemps le spectacle des chutes. Beauté du flux impétueux de la cascade qui éclate en milliards de fines gouttelettes.

Beauté des remous agités de turpitudes aussi belles que dangereuses. On peine à croire ceux qui disent qu’elle s’est arrêtée un jour, il y a longtemps – quel désarroi !- Heureusement, elles sont revenues et tout est rentré dans l’ordre.

A la violence des remous, il faut ajouter le bruit assourdissant.
A la violence des remous, il faut ajouter le bruit assourdissant.

A la violence des remous, il faut ajouter le bruit assourdissant.

Beauté des vols acrobatiques des oiseaux. Dans les embruns, ils tentent de happer les poissons malchanceux, qui n’ont pas trouvé de minuscules criques en amont, pour se reposer dans l’espoir de remonter le courant !

Un havre de paix pour les amateurs de sushis vivants, situé juste avant l'entrée dans le fer à cheval..
Un havre de paix pour les amateurs de sushis vivants, situé juste avant l'entrée dans le fer à cheval..
Un havre de paix pour les amateurs de sushis vivants, situé juste avant l'entrée dans le fer à cheval..

Un havre de paix pour les amateurs de sushis vivants, situé juste avant l'entrée dans le fer à cheval..

Pour les touristes, plus rien ne compte, hormis l'émotion et l'admiration. Ceux qui craignaient les remous oublient de s'agripper au bastingage, les groupes se défont au gré des tangages et, le déguisement obligé contre les embruns qui fait de tous d'incroyables chaperons rouges, suscite des rencontres inattendues vite oubliées. En effet, le charme est trop fort. Chacun sait qu'il ne durera pas et s'en retourne aussitôt à son irrésistible présent.

SOMPTUEUSES CHUTES du NIAGARA
SOMPTUEUSES CHUTES du NIAGARA

Quand le bateau fait demi-tour pour ramener sa joyeuse cargaison, les chutes sont si proches que l'on perd tout repère spatial. On voit en effet un mur d'eau se dresser devant soi, immaculé et humide vers lequel on semble se diriger inexorablement. La confusion dure quelques secondes très fortes, inoubliables. Puis, le bateau nous ramène vers le soleil et le ciel bleu.

SOMPTUEUSES CHUTES du NIAGARA

Après l'émotion, il y a tout ce qui se dit du site grandiose, toutes ces histoires que l’on raconte, vraies, déformées ou imaginées :

-de casse-cous qui les ont dévalées qui dans un tonneau, qui sur un tronc d’arbre, qui tout simplement portés par le courant au péril de leur vie. Eh ! bien, elle y est restée pour la plupart, 52 mètres plus bas pour les chutes canadiennes. En 1951, après la mort du casse-cou William Red Hill Junior, qui avait tenté un saut improbable dans un engin inadapté, les acrobaties du public furent définitivement interdites.

- d’inconscients pêcheurs, venus trop près s’amarrer et dont le moteur malheureusement, refusa de se mettre en route, laissant le bateau dériver au seul gré du courant. Le guide raconte aussi qu’un père voulut montrer à ses deux enfants la puissance de la rivière. Eh ! Bien, il réussit, mais y laissa la vie. Sa petite fille fut de justesse attrapée par des témoins. Quant au petit garçon, on le retrouva miraculeusement indemne, au bas de la chute.

La rivière vue du haut.

La rivière vue du haut.

Parmi les articles que j’ai consultés, je retiens celui de Wikipedia qui me parait assez complet pour une information générale, puisqu’il aborde aussi bien la géologie, l’histoire, l’économie que les arts, la littérature et le cinéma.

Si vous lisez la rubrique « Discussion », vous constaterez une polémique au sujet de la dénomination des chutes. En effet, les Français disent « les chutes du Niagara » alors que les Canadiens français disent « les chutes-Niagara », et en anglais « Niagara falls ». En grammaire française, l’appartenance est désignée par la préposition « de », « du » et « des » (les pommes de mon jardin). Faudra-t-il faire un procès aux Italiens qui appellent Paris « Pariggi » ? Les Anglais nous forceront-ils à dire « London » pour Londres ? Ce serait oublier que les langues dites « vivantes » ont une histoire, donc un passé, un présent et auront un futur. Heureusement, tant que les linguistes s’étriperont pour une préposition, la terre n’arrêtera pas de tourner !

Merci de votre attention.

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6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 15:52
Au bord de la route, rencontre surprenante.
Au bord de la route, rencontre surprenante.

Certainement, avec un peu d’imagination… En tous cas, ils s’exposent à la vue de tous, le plus simplement du monde. Pas de danger qu’on les kidnappe, ils sont si encombrants. Le promeneur séduit par leur forme parfaite et l’évocation des mondes perdus qu’ils suggèrent, ne risque pas d’en dénicher le moindre. Tout au plus, les prendre en photographie.

Des œufs de dinosaure au bord de la route ?

En réalité, la forme et la taille ont dû jouer dans cette dénomination, car la réalité est tout autre.

Géologiquement parlant, il s’agit de boules de grès qui se sont formées il y a des millions d’années, dans un banc de grès, d’où elles tirent leur origine. D’après les scientifiques, c’est la présence de silice dans le calcaire qui les a cimentées à des degrés divers autour des grains de quartz, donnant ce relief étonnant.

Leur localisation géographique est précise. On les trouve sur un territoire qui va de Dieulefit au Rosanais, particulièrement dans la région du village médiéval de Saint-André-de-Rosans, sur la route qui mène au Mont Risou.

Le Rosanais se situe dans le Parc Naturel Régional des Baronnies Provençales. A mi-chemin entre les Alpes et la Provence, entre les villes de Nyons, à l’ouest et Serres, à l’est, il s’étale entre deux départements : la Drôme et les Hautes Alpes.

Pays de moyennes montagnes, nous sommes ici dans les Préalpes du Sud, avec comme point culminant le Mont Risou qui s’élève jusqu’à 1181 mètres d’altitude.

L'arête acérée du Mont Risou.

L'arête acérée du Mont Risou.

Ces montagnes au relief découpé se plaisent à égarer l’imagination du promeneur qui est souvent enclin à les confondre avec de vieux châteaux en ruines, vestiges des guerres de religion – c’est possible – du XVIe siècle.

Des œufs de dinosaure au bord de la route ?
Des œufs de dinosaure au bord de la route ?

Personne ne s’étonne qu’il soit attrayant pour les randonneurs, cyclistes et admirateurs de nature et de terroir authentique.

Cependant, il révèle d’autres richesses, patrimoniales celles-ci, par ses nombreux vestiges moyenâgeux, témoins d’un riche passé, que ses habitants s’efforcent de conserver voire de restaurer quand il y a lieu. Ce sera l’objet d’un prochain article.

Pour clore cette découverte un peu inattendue : je devais faire étape en me rendant en Italie par le Mont Genèvre, voici l’itinéraire que j’ai suivi, en venant de Provence.

D’abord la A51 jusqu’à la ville de Sisteron, abandonnée au nord (sortie 23) pour la D4075 ou route de Gap, jusqu’à Laragne-Montéglin. Là, j’ai suivi la D1075 jusqu’à Eyguians où j’ai pris la D949 qui mène tout droit (c’est une façon de parler, car la petite route est plutôt sinueuse) à Saint-André de Rosans.

A ceux qui veulent admirer les « œufs », je voudrais citer le site généreux du photographe et poète Jean-Marc Foulon :

http://www.foulonjm.com/img/img-oeufs-dinausores/slides/boules-gres-74web.html

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13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 22:26
Le Pont d'Arc.

Le Pont d'Arc.

Qu’on soit tout près des victimes du fanatisme religieux, si près qu’on a l’impression, bien qu’épargné, d’avoir nous aussi pris une balle qui nous fait saigner quelque part, non le corps, mais l’âme… on voit chanceler, pour longtemps sans doute, nos espoirs de progrès humain, de tolérance, de fraternité et partage, enfin d’innocence !

Je vais néanmoins formuler à votre intention, quand bien même cela paraitrait dérisoire et peut-être surtout parce que le contexte rend cette sympathique tradition dérisoire, des vœux les meilleurs pour cette année 2016.

Je vous offre donc un petit voyage inattendu dans les gorges de l’Ardèche, à son réveil, dans le brouillard d’hiver.

Les hommes ont dû creuser l'impressionante paroi pour traverser, tandis que la rivière, elle, avait réussi à percer la roche calcaire, mais en beaucoup plus de temps !
Les hommes ont dû creuser l'impressionante paroi pour traverser, tandis que la rivière, elle, avait réussi à percer la roche calcaire, mais en beaucoup plus de temps !

Les hommes ont dû creuser l'impressionante paroi pour traverser, tandis que la rivière, elle, avait réussi à percer la roche calcaire, mais en beaucoup plus de temps !

Tournant la tête pour admirer la vallée blanche toute cotonneuse.

Tournant la tête pour admirer la vallée blanche toute cotonneuse.

Suivons le guide !

Suivons le guide !

Certains arbres se penchent comme s'ils voulaient voir, eux aussi, la rivière.

Certains arbres se penchent comme s'ils voulaient voir, eux aussi, la rivière.

L'érosion de l'eau de pluie dissout la pierre calcaire. Le plateau est percé d'ailleurs de plusieurs avens et grottes spectaculaires comme ceux de Marzal, d'Orgnac et la grottes des Demoiselles.

L'érosion de l'eau de pluie dissout la pierre calcaire. Le plateau est percé d'ailleurs de plusieurs avens et grottes spectaculaires comme ceux de Marzal, d'Orgnac et la grottes des Demoiselles.

Ici, des arbes jaillissent comme projettés d'un volcan. Là, de modestes fleurs sauvages.
Ici, des arbes jaillissent comme projettés d'un volcan. Là, de modestes fleurs sauvages.
Ici, des arbes jaillissent comme projettés d'un volcan. Là, de modestes fleurs sauvages.

Ici, des arbes jaillissent comme projettés d'un volcan. Là, de modestes fleurs sauvages.

Le brouillard peu à peu s'efface, un dernier méandre et déjà la sortie des gorges se profile.
Le brouillard peu à peu s'efface, un dernier méandre et déjà la sortie des gorges se profile.
Le brouillard peu à peu s'efface, un dernier méandre et déjà la sortie des gorges se profile.

Le brouillard peu à peu s'efface, un dernier méandre et déjà la sortie des gorges se profile.

2016 : Les lendemains chanteront-ils ?
Au pied du village, l'Ardèche s'est désormais assagie.

Au pied du village, l'Ardèche s'est désormais assagie.

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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 14:16

J'aime la nature. Non pas à la manière de ceux qui s'en servent de cadre à leurs défis sportifs dont je suis incapable. Plutôt à la manière d'un contemplateur, d'un rêveur, d'un poète.

La nature nous fascine parce qu'elle est belle et laide, douce et violente, puissante et faible.

Mais surtout elle nous renvoie à nous-mêmes, comme un miroir, un miroir qui serait devenu flou, ou piqué par l'usure du temps, donc difficile à déchiffrer, voire illisible, hélas !

 

 

 

Les CHUTES du RHIN

C'est, d'après moi, le sens des vers de Charles Baudelaire, qui su exprimer cette ambiguïté humaine faite de narcissisme et de doute :

« Homme libre, toujours tu chériras la mer

La mer est ton miroir. Tu contemples ton âme

Dans le déroulement infini de sa lame

Et ton esprit n’est pas un gouffre moins amer. »

Les Fleurs du Mal, 1857.

Les CHUTES du RHIN

Suivant les conseils d’amis, j’ai commencé récemment mon voyage en Allemagne par une petite incursion en Suisse, à Schaffhouse – vous avez deviné – à la découverte des chutes du RHIN. Le spectacle vaut mille coups. Le fleuve se donne à voir et à rêver, dans une débauche d’écume et d’émotion. Voici quelques-unes de mes photos.

Les CHUTES du RHIN

Une fois passé l'éblouissement du rideau d'écume, la ville de NEUHAUSEN sur la rive droite, attire le regard par ses formes géométriques et ses couleurs. Sur la rive gauche, encore à l'ombre, on distingue le château de LAUFEN, situé sur la commune de FLURLINGEN.

Sans cesse, des bateaux conduisent les touristes au belvédère. Il faut être bon capitaine !

Sans cesse, des bateaux conduisent les touristes au belvédère. Il faut être bon capitaine !

Le fleuve a creusé un méandre assez large ici, comme s'il voulait exhiber beauté et puissance. Les visiteurs ont tout le loisir de le contempler, en suivant le chemin qui longe la rive.

Le fleuve a creusé un méandre assez large ici, comme s'il voulait exhiber beauté et puissance. Les visiteurs ont tout le loisir de le contempler, en suivant le chemin qui longe la rive.

Sur le fil du rasoir !
Sur le fil du rasoir !

Un peu d’histoire :

  • Avant 200 000 ans, le fleuve coulait à l’ouest de SCHAFFHOUSE.
  • Dans la période suivante, son lit a été comblé par des dépôts glaciaires.
  • Il y a 120 000 ans, il s’est détourné vers le sud.
  • La dernière glaciation l’a encore repoussé vers le sud où il s’est mis à creuser son lit actuel.
  • Les chutes se sont formées entre 17 000 et 14 000 ans, entre les sédiments glaciaires et les roches calcaires du Jura.
Les CHUTES du RHIN

Entre les courants générés par les chutes, de part et d’autres des rochers, une seule voie d’accès au rocher, prisé des curieux et amateurs de sensations fortes.

Les CHUTES du RHIN

Le bateau laissera pour un moment sa cargaison joyeuse, avant d’embarquer les revenants.

Les CHUTES du RHIN

Au cours de la montée vers l’amont, des balcons permettent de laisser libre cours à la fascination qu’exerce la beauté des flots.

Les CHUTES du RHIN

« Les fleuves, comme d'immenses clairons, chantent à l'océan la beauté de la terre, la culture des champs, la splendeur des villes et la gloire des hommes. »

Victor Hugo, Le Rhin, 1842.

Les CHUTES du RHIN

Après s’être jouée de l’air sous la forme d’écume immaculée, l’eau retourne aux profondeurs émeraude et glauque, comme si elle regrettait déjà sa folle aventure.

Le fleuve a glissé le long des piles du pont qui relie les deux rives. La chute est imminente.
Le fleuve a glissé le long des piles du pont qui relie les deux rives. La chute est imminente.

" Roule libre et superbe entre tes larges rives
Rhin, Nil de l’Occident, coupe des nations !"

C'est ainsi que le poète Alphonse de Lamartine, mieux connu pour sa célébration du lac du Bourget, en Savoie, évoquait le fleuve.

Chacun veut admirer le fleuve sous toutes les coutures.
Chacun veut admirer le fleuve sous toutes les coutures.

Au XIXème siècle, Alexandre Dumas consacra un ouvrage au fleuve, intitulé : « Les bords du Rhin », dans lequel il s’interrogeait sur la vénération qu’ont les Allemands pour le Rhin, siège de leur mythologie peuplée de naïades, génies bienveillants ou retors, protecteur ou meurtrier.

« Pour eux le Rhin est l’emblème universel ; le Rhin c’est la force ; le Rhin c’est l’indépendance ; le Rhin c’est la liberté. Le Rhin a des passions comme un homme ou plutôt comme un Dieu. »

Avant les chutes.
Avant les chutes.

Vus d’ici, les rochers présentent une fragilité toute apparente, mais nul doute qu’un jour, excessivement lointain, c’est lui qui aura le dernier mot.

Les CHUTES du RHIN

Une petite partie des eaux a profité de cette avancée rocheuse modeste, néanmoins suffisante pour retenir troncs d’arbres et autres végétaux, arrachés on ne sait où, pour profiter du calme offert et se donner l’allure paisible.

Mais que l’on ne s’y trompe pas, elles glisseront aussi rejoindre les autres, quoique moins brutalement !

Les CHUTES du RHIN

Le Rhin a creusé ici un large méandre comme pour reprendre son souffle, avant d’aborder son plus grand voyage, qui le conduira vers la mer du Nord.

Merci de votre attention et de vos messages !

Je n'ai pas pu, du fait de mes lacunes techniques, vous offrir mes vidéos. N'hésitez pas à voyager avec Google Map, c'est comme si on y était !

Pour en savoir plus, je ne saurais vous conseiller le site du CRDP d'Alsace (crdp-strasbourg.fr), qui du fait de sa vocation est très pédagogique, bien documenté et complet.

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14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 22:43
Quelques minutes d’évasion dans un lieu exceptionnel : la bambouseraie d’Anduze.

On entre sur la pointe des pieds dans ce lieu de charme, né de la passion d’un botaniste du XIXe siècle, Eugène MAZEL. On entre aussi sur la pointe du cœur et j’irais même jusqu’à dire sur la pointe de l’âme, tant le célèbre parc inspire de quiétude, sérénité, méditation toute extrême orientale.

Première & 4e de couverture du Livre de poche.
Première & 4e de couverture du Livre de poche.

Le domaine, situé au cœur des Cévennes, dans le département du Gard, appartient depuis 1902 à la même famille qui n’a de cesse de le mettre en valeur pour le plus grand plaisir des visiteurs.

Les douze hectares environ du parc sont ouverts au public depuis 1953, date à laquelle il a servi de décor à certaines scènes du film « Le Salaire de la peur », avec Yves MONTANT et Charles VANEL, d’après le roman de Georges ARNAUD.

Quelques minutes d’évasion dans un lieu exceptionnel : la bambouseraie d’Anduze.

Des milliers de personnes peuvent s’y côtoyer, s’y croiser, sans jamais se gêner, tant est forte l’attirance commune pour les mises en scène harmonieuses du monde végétal. L’entrée se fait par la grande allée des séquoias, premier contact avec le grandiose et la fraîcheur constante.

Plus loin, le village laotien, encadré de bouquets, ici de bambous, là de bananiers. Les animaux de la ferme ne sont pas effrayés par le passage incessant des visiteurs. Peu d’allées droites, peu d’angles aigus. La promenade suit les lignes douces des sinueuses allées. Tiens, un labyrinthe ! Les enfants ne se font pas prier pour l’investir, aussi est-ce le seul endroit où le monde s’agite ! Là-bas, voici les traits rouges d’une porte asiatique, invitation à pénétrer dans le merveilleux Vallon du Dragon, ainsi nommé parce que l’eau du Gardon détournée dessine la forme d’un dragon…

Nous circulons le long d'une haie de bambous impressionnants puisque l'on sait qu(ils peuvent mesurer de 15 à 25 mètres !

Au détour du chemin, voici dans la verdure, poindre les toits du village laotien.

A l'entrée, une petite construction de bambou, sur pilotis, comme une maison de poupée, n'est autre que le "Palais des génies du village", à qui sont traditionnellement offertes des offrandes, en mémoire des ancêtres.

Quelques minutes d’évasion dans un lieu exceptionnel : la bambouseraie d’Anduze.
Quelques minutes d’évasion dans un lieu exceptionnel : la bambouseraie d’Anduze.

A côté du jardin, l’enclos des cochons d’Asie, aux pattes courtes qui obligent leur ventre à frôler le sol, pour ne pas dire trainer par terre.

Quelques minutes d’évasion dans un lieu exceptionnel : la bambouseraie d’Anduze.

Se servir de bambou en guise de jardinière, pourquoi pas ? A la condition que ce soient de très petites plantes !

Quelques minutes d’évasion dans un lieu exceptionnel : la bambouseraie d’Anduze.
A deux pas de ce tronc éléphantesque, une vision pachidermique (mammouth?), fait voyager aussi dans le temps.
A deux pas de ce tronc éléphantesque, une vision pachidermique (mammouth?), fait voyager aussi dans le temps.

A deux pas de ce tronc éléphantesque, une vision pachidermique (mammouth?), fait voyager aussi dans le temps.

Soudain, au milieu de la végétation luxuriante où toutes les nuances de vert sont réunies et frémissent ensemble, voici le rouge et le noir de la porte qui annonce le Vallon du Dragon. Le rouge franc donne de la solennité au lieu annoncé et répond en même temps aux lignes droites des bambous.

Soudain, au milieu de la végétation luxuriante où toutes les nuances de vert sont réunies et frémissent ensemble, voici le rouge et le noir de la porte qui annonce le Vallon du Dragon. Le rouge franc donne de la solennité au lieu annoncé et répond en même temps aux lignes droites des bambous.

Quelques minutes d’évasion dans un lieu exceptionnel : la bambouseraie d’Anduze.
Parmi les tons apaisants de verts et de bleus, les petites explosions rouges des érables ponctuent le paysage.
Parmi les tons apaisants de verts et de bleus, les petites explosions rouges des érables ponctuent le paysage.

Parmi les tons apaisants de verts et de bleus, les petites explosions rouges des érables ponctuent le paysage.

Dans l'eau claire, détournée du Gardon, une carpe nage en toute tranquillité.
Dans l'eau claire, détournée du Gardon, une carpe nage en toute tranquillité.

Dans l'eau claire, détournée du Gardon, une carpe nage en toute tranquillité.

Les visiteurs ne parlent pas : ils murmurent, tant la magie du lieu les impressionne. Tous sont en contemplation. Sous leurs yeux, il assistent à la rencontre entre la nature et l'homme. L'homme avec l'imagination qui le pousse à créer, inventer, lui donne la volonté et la force de réaliser ses rêves et de les partager. Ils contemplent et s'imprègnent de l'harmonie magique régénératrice. Chacun éprouve plus ou moins consciemment cette étrange sérénité que les Extrême-Orientaux appellent le Zen.

Quelques minutes d’évasion dans un lieu exceptionnel : la bambouseraie d’Anduze.

La promenade continue. C'est le moment de voir les serres MAZEL avec leurs collections de cactus et de plantes carnivores.De jeunes touristes allemands aimeraient bien capturer quelques mouches, pour les voir dévorer par ces fleurs aux gueules d'aiguière !

Ici, les lieux sont différents. Les forêts ont laissé place à une grande esplanade où l'on circule entre les tonnelles et quelques bassins. Nous sommes dans le jardin des Bassins d'Eugène.

Domaine des poissons et des plantes aquatiques.

Domaine des poissons et des plantes aquatiques.

Quelques minutes d’évasion dans un lieu exceptionnel : la bambouseraie d’Anduze.

Une carpe Koï tente sa chance auprès des touristes. Elle espère beaucoup des enfants.

Fleur de lotus.

Fleur de lotus.

Quelques minutes d’évasion dans un lieu exceptionnel : la bambouseraie d’Anduze.

Après l'espace des bonzaïs, il reste le labyrinthe et la jardinerie où l'on peut acquérir des plantes.

Pour finir, de nombreux artistes ont apporté au charme de la nature magnifiée par le travail des hommes, des œuvres éphémères. Ces expositions ajoutent un supplément de beauté et de rêve.

Sachez enfin que la visite du site web de la bambouseraie est incontournable, à la fois parce qu’il décrit précisément le parcours et la richesse du parc, qu’il en précise l’esprit, par exemple une vraie démarche écologique, mais également une volonté de culture et de rencontre. Il permet de réserver ses places, de prendre connaissances des expositions.

www.bambouseraie.com

 

Je tiens à rappeler à mes lectrices/lecteurs que mes articles ont pour unique but de vous faire part de mes découvertes, expériences, réflexions et rencontres. Ils ne sont en aucune manière liés à ce que l'on appelle communément de la publicité. Je ne gagne pas ma vie avec mon blog ! Par contre, je peux faire gagner de l'argent à ceux dont je parle, puisque je contribue à les faire connaître. Mais cela me semble inévitable et pourquoi pas, s'ils le méritent par leur qualité ? A moi de ne pas me tromper !

Merci de votre attention.

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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 02:47
Le jour où la vallée de la Bourges, en Ardèche, s’est enflammée : La guerre du RAY-PIC.

Si les volcans d’Auvergne sont célèbres aux yeux des Français – ils les ont étudiés à l’école et beaucoup les ont visités grâce à VULCANIA – on connait un peu moins les jeunes volcans d’Ardèche. Pour avoir traversé du nord au sud ce département, l’automne dernier, j’avoue que sans l’accompagnement explicatif du site du RAY-PIC, n’étant pas moi-même géologue, j’aurais traversé le site des cascades du Ray-Pic, en admirant certes le paysage, mais sans en comprendre toute l’histoire.

Je vous invite à me suivre sur les traces des volcans d’Ardèche…

Le jour où la vallée de la Bourges, en Ardèche, s’est enflammée : La guerre du RAY-PIC.

Voici le Mont GERBIER de JONC.

Cette protubérance âgée de 8 millions d’années est le signe d’une ancienne activité volcanique. Avec son allure de « pain de sucre », ce dôme de lave solidifiée culmine à 1551 mètres d’altitude. Chaque année des milliers de promeneurs l’escaladent. Mais il est célèbre surtout pour ses liens avec la Loire, le plus long fleuve de France, qui prend « ses sources » à ses pieds. En effet, trois petites sources se rejoignent pour donner naissance au fleuve.

Il faut compter moins d’une heure pour gravir le sommet du Mont et le redescendre. La promenade vaut le détour, car elle offre un vaste panorama sur les plateaux de la Loire, et le chapelet des sucs. Il parait même, que par beau temps, on peut apercevoir les Alpes.

Nous sommes dans la région des « sucs », autrement dit d’anciens volcans à lave si épaisse qu’elle a refroidi avant de s’écouler, donnant une roche appelée « phonolithe », de couleur grise dont les Ardéchois ont tiré des « lauzes » pour servir de toitures à leurs maisons.

Le jour où la vallée de la Bourges, en Ardèche, s’est enflammée : La guerre du RAY-PIC.

Voici un exemple de toiture en lauzes. Il s’agit de la ferme où une des trois sources de la LOIRE jaillit. Elle est considérée comme la « source véritable », c’est-à-dire officielle. Située sous la ferme de Sagnas, elle sort de terre dans un pré, à 1408 m d’altitude, sous la forme d’un petit filet d’eau. Elle passerait inaperçue, sans l’inscription suivante qui la désigne avec solennité et émotion :

« Ici commence ma course vers l’océan ».

Le jour où la vallée de la Bourges, en Ardèche, s’est enflammée : La guerre du RAY-PIC.

Il y a peu de monde sur la route, en ce mois de novembre 2014, le temps est gris, froid et peu propice au tourisme. Cependant, la nature hivernale exprime une sauvagerie puissante qui force le respect. Quelque chose d’envoutant nous saisit et rien ne nous retient de quitter son véhicule douillet pour aller admirer tel point de vue, tel torrent, telle cascade.

Non, rien. Ni le vent, ni la pluie, ni la monotonie des couleurs. Nous courrons, frigorifiés et heureux, vers le pont de pierre, la table d’orientation ou le vieux clocher de village, protégeant l’objectif de l’appareil photo de la pluie.

Paysage de Haute Ardèche, en automne.

Paysage de Haute Ardèche, en automne.

La route longe la vallée d’une tumultueuse rivière de montagne. Elle se fraie un chemin parmi d’énormes rochers et se cogne à des parois de basalte. Un pont, tout en bas, la traverse. Une invitation sans doute à voir de plus près le puissant mouvement interminable.

A mi-parcours, une esplanade occupée par une sorte de préau à l’architecture moderne, construit avec du bois et des pierres de pays, accueille les visiteurs, à l’initiative de la communauté de communes à laquelle participe le village de Péreyres. Nous sommes en effet sur le site naturel d’un volcan éteint depuis moins de quarante mille ans.

L’architecture moderne remplit la fonction d’accueil, de découverte et de refuge propice aux rencontres, aux échanges et à la culture. En effet, il nous raconte l’histoire du lieu qu’il nous invite à visiter en suivant le chemin balisé.

Le jour où la vallée de la Bourges, en Ardèche, s’est enflammée : La guerre du RAY-PIC.
Le jour où la vallée de la Bourges, en Ardèche, s’est enflammée : La guerre du RAY-PIC.

Dans un coin, une grande table et des bancs qui ne renient pas la rusticité de l’habitat traditionnel de montagne, sont une invitation au partage. Nous sommes sur le site naturel du RAY-PIC.

Nous allons en effet partager de l’émotion (la beauté), de la culture (l’histoire du volcan Ray-Pic ainsi que la géologie), et l’exercice physique : une promenade balisée et sécurisée permet de s’approcher de la deuxième cascade. D’importants travaux ont été réalisés dernièrement, pour permettre aux 130 000 personnes par an, d’admirer la beauté de ce « Grand site de France » depuis 1931.

La vallée de la Bourges, rivière qui saute de cascade en cascade, dans un terrain pour le moins accidenté, s’étend à nos pieds.

A quelques kilomètres, en amont, les éruptions du volcan RAY-PIC ont bien dû effrayer les hommes de Neandertal qui vivaient ici. A voir le nombre de volcans qui ont laissé des vestiges de leur existence explosive, à travers des cratères envahis par la nature, parfois comblés de lacs, comme celui d’Issarlès, à travers les coulées de basalte, il est facile de se représenter la terreur des hommes, jointe à la beauté de paysages apocalyptiques, alors.

Le jour où la vallée de la Bourges, en Ardèche, s’est enflammée : La guerre du RAY-PIC.

Le volcan RAY-PIC est apparu vers – 78 000 ans. C’est un volcan très original, de type « Maar ».

Ce système s’oppose au type « Strombolien », plus connu, qui consiste en une éruption de surface qui crée un cône presque parfait, au fur et à mesure que les laves, roches en fusion , projectiles, bombes sont projetées et retombent autour de la colonne. A chaque éruption, le volcan « grandit » d’une couche supplémentaire. Si la lave n’a pas percé de cheminée latérale, il peut avoir la forme d’un cône parfait. En tout cas, c’est ainsi qu’il est schématisé dans les livres.

Dans le type « maar », il y a également une montée du magma, sous l’effet de pressions internes, qui perce la croute terrestre pour se frayer un chemin. Seulement, ici où la région est très arrosée, la lave en fusion rencontre les eaux d’infiltration. Il se produit une explosion violente qui éjecte des morceaux de roches, des bombes, des poussières, des laves, donnant naissance à une sorte d’immense entonnoir. En retombant, les scories s’agglutinent autour du cratère et forment une sorte de bourrelet qui refroidit peu à peu. Il arrive un moment, c’est-à-dire des milliers d’années, voire dizaines de milliers, voire plus, où l’activité diminue, l’entonnoir se remplit, la lave ne descend plus dans la vallée et le refroidissement commence. Cela s’est produit ici. Un jour, 40 000 ans après les premières éruptions, une fois le Ray-Pic endormi et la lave complètement solidifiée, la Bourges a pu de nouveau se creuser un lit sur le plateau et s’est jetée sous la forme de plusieurs cascades dont l’une fait un bond de 32 mètres.

Le jour où la vallée de la Bourges, en Ardèche, s’est enflammée : La guerre du RAY-PIC.

Nombreux sont les vestiges de l’activité du volcan.

Ainsi, d’anciens tunnels de lave, ou le long de la Bourges, les caractéristiques orgues basaltiques. Remarquez la limpidité de l'eau !

Le jour où la vallée de la Bourges, en Ardèche, s’est enflammée : La guerre du RAY-PIC.

Mais, c’est à Antraigues-sur-Volane, que l’on découvre cet impressionnant autel basaltique, d’où se jette la cascade de l’Espissard.

Le Feu a fait place à l’Eau, tout aussi belle, puissante et fascinante.

Inlassable, l’eau court et sa force est telle qu’elle entaille d’énormes roches.
Inlassable, l’eau court et sa force est telle qu’elle entaille d’énormes roches.

Inlassable, l’eau court et sa force est telle qu’elle entaille d’énormes roches.

« Comme le Feu, l’eau semblait à Oulhamr un être innombrable ; comme le Feu, elle décroît, augmente, surgit de l’invisible, se rue à travers l’espace, dévore les bêtes et les hommes ; elle tombe du ciel et remplit la terre ; inlassable, elle use les rocs, elle traine les pierres, le sable et l’argile ; aucune plante ni aucun animal ne peut vivre sans elle ; elle siffle, elle clame, elle rugit ; elle chante, rit et sanglote ; elle passe où ne passerait pas le plus chétif insecte ; on l’entend sous la terre ; elle est toute petite dans la source…(…)

Ainsi sentait Naoh devant les flots inépuisables. »

Comment ne pas évoquer ici, l’émotion et la fascination des premiers hommes face à l’invincible puissance de la nature, si bien décrite par J.H. ROSNY Aîné dans son roman : La Guerre du Feu.

Le jour où la vallée de la Bourges, en Ardèche, s’est enflammée : La guerre du RAY-PIC.

Entre deux sauts, comme pour mieux se préparer à prendre un nouvel élan, la Bourges goûte un instant de sérénité.

Pour en savoir plus :

Pierre Boivin, géologue chercheur au CNRS, professeur à l'Université de Clermont-Ferrand :

http//www.sithere.fr/destination-patrimoine/volcanisme-et-geologie.html

http//www.volcans-ardeche.com

http/www.ardechedessourcesetvolcans.com

Et pour ceux qui s'intéressent aux concepteurs du site d'accueil :

http/www.itinerairebis.net

Il est impossible de citer toutes les sources, tant il y en a, donc bonne chance !

Merci de votre attention !

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 00:23
Lactaire délicieux.

Lactaire délicieux.

Petit intermède mycologique.

J'ai un petit faible pour la Franche-Comté. Peut-être, parce que née aux colonies, j'ai d'abord connu la France par les livres, à l'école, mais aussi par les récits de mon père qui y avait vécu dans sa jeunesse.

Alors, la froidure et la beauté des hivers blancs, les cerisiers et les pommiers en fleurs au printemps, les prés verdoyants avec leurs vaches aux mamelles rebondies, les petites rivières où taquiner la truite... Que de rêves pour une petite fille très imaginative !

Aussi, dès que j'ai rejoint la métropole, je me suis empressée de voir de mes yeux toutes ces merveilles de la nature. Et bien que citadine par besoin et par goût, il ne se passe pas très longtemps, avant que les montagnes, les bords de mer, les forêts et les lacs, tout ce qui vit dans les campagnes, les villages, les terroirs, les activités spécifiques, me manquent.

Petit intermède mycologique.

Parmi ces merveilles, il y a cette stupéfiante anarchie forestière, où chaque plante, buisson, arbre s'efforce d'exister, c'est-à-dire grandir, avoir sa part de soleil nécessaire.

Certains dominant les autres et filant vers le ciel, d'autres se contentant, par force, de végéter, tordant leurs petites branches, de désespoir?

D'autres encore s'évertuant à occuper le sol comme les lierres, ou poussant à toute vitesse à travers la mousse et les feuilles morte, sitôt percés quelques rais de lumière. Vous avez deviné : les champignons.

Petit intermède mycologique.
Petit intermède mycologique.

Oui, s'il n'est pas toujours facile de vivre ici, on vit quand même et on s'offre le luxe d'être beau.

Cependant, on meurt aussi beaucoup, du moins chacun à son tour. Et non sans brio ! Ainsi la forêt se pare de beaux restes qui stimulent notre imagination.

Telle souche, qui n'est plus que le lointain souvenir d'un arbre majestueux, se donne des allures de volcan, éteint certes, mais encore bien rayonnant.

Et que dire de ce tronc moussu aux allures de chenille extravagante ?

Parfois, une surprise sympathique nous attend. Des enfants ont construit là une cabane que le temps avec la pluie, le vent, n'ont pas encore détruite. Peut-être la retrouveront-ils avec joie !

Petit intermède mycologique.
Petit intermède mycologique.
Petit intermède mycologique.

Ce jour-là, je me dirigeais vers le village de La Châtelaine, pas loin de la ville d'Arbois. Je voulais voir les ruines du château de Mahaut d'Artois - vous savez, celle des "Rois maudits", qui eut bien des problèmes avec ses filles - ruines que je n'avais pas trouvées l'an passé.

Il faisait beau et chaud, en ce mois de septembre. L'ombre des bois était tentante et les abords propices au pique-nique. Nous nous sommes arrêtés au bois des Moidons. Il y avait des années que nous n'étions pas allés aux champignons... Or il avait plu la veille et avec la chaleur, les champignons avaient dû se dépêcher de sortir. Nous avons oublié notre faim et foncé dans le bois avec paniers et opinels.

Au début, on ne voit rien : le sol est jonché de feuilles vertes et sèches, de brindilles et branches cassées, de mousses. La lumière, arrêtée pas les arbres, est morcelée en une multitude de petites taches mouvantes au gré de la brise.

Tout à coup, les voilà ! Rangés en cercles ou bien à la queue leu leu, de toutes tailles, certains tout frais et fermes, d'autres déjà colonisés par des petits vers ou rongés par des limaces.

Petit intermède mycologique.
Petit intermède mycologique.
Pieds de mouton.
Pieds de mouton.

D'abord, il ne faut cueillir que ceux dont on est absolument sûr, si on veut les manger, évidemment. Ensuite, on les coupe pour laisser du mycélium qui leur permettra de repousser. Il faut également laisser les plus petits grandir. Ils feront le plaisir d'un gourmand !

Cette fois, nous avons cueilli des "lactaires délicieux", dont vous avez vu un beau spécimen en première image. C'est un champignon comestible qui est facile à reconnaître, car sa sève est d’un orange très vif quand on le coupe. Mais, il faut souvent le disputer aux petits insectes qui sont les premiers à s'en régaler !

Par ailleurs, il y avait beaucoup de "pieds de mouton" dans ce bois. Champignon comestible qui ressemble, en plus clair, aux girolles appelées aussi chanterelles. Il est le seul champignon à avoir, non des lamelles, mais des petites aiguilles sous le chapeau. On ne peut donc pas se tromper.

Petit intermède mycologique.

En peu de temps, voilà ce que nous avons cueilli :

Pieds de mouton avec leurs petites aiguilles.
Pieds de mouton avec leurs petites aiguilles.

Ils ont été triés, puis rincés - Oui, je sais, les chefs disent qu'il faut seulement les essuyer... personnellement, je préfère les rincer et bien les égoutter.

Nous avons tout de suite préparé les plus fragiles que nous avons mangés.

Les autres ont été cuits dans le beurre et congelés. Ainsi, nous avons pu en ramener chez nous et les déguster en pensant aux vacances !

Lactaires délicieux & girolles grises.
Lactaires délicieux & girolles grises.

Parmi les lactaires délicieux, remarquez quelques petites girolles grises. Elles présentent un petit chapeau grisâtre et jaune au-dessous, ainsi qu'un pied mince et légèrement tordu. Comestibles, on peut les manger sans danger, d'autant qu'elles sont faciles à reconnaître.

J'espère que mon escapade "Nature & Gourmandise" vous aura été agréable. Merci de votre attention grandissante et à bientôt !

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