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31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 13:37
Ici, la rivière NIAGARA se précipite vers le fer à cheval qu'elle a elle-même creusé.

Ici, la rivière NIAGARA se précipite vers le fer à cheval qu'elle a elle-même creusé.

C’est avant tout pour elles que le monde afflue ! Il fait beau en ce jour de printemps. La nature est si belle et si présente que chacun reste figé quelques temps à la regarder, à l’admirer en silence, dans son éternité – du moins, ce qu’il semble pour une vie d’homme.

Les visiteurs savent que quelque chose d'extraordinaire les attend.

Les visiteurs savent que quelque chose d'extraordinaire les attend.

Beauté de l’eau déchirée par les roches qu’elle entaille – sachez que des barrages ont été conçus pour freiner la rivière et garder plus longtemps le spectacle des chutes. Beauté du flux impétueux de la cascade qui éclate en milliards de fines gouttelettes.

Beauté des remous agités de turpitudes aussi belles que dangereuses. On peine à croire ceux qui disent qu’elle s’est arrêtée un jour, il y a longtemps – quel désarroi !- Heureusement, elles sont revenues et tout est rentré dans l’ordre.

A la violence des remous, il faut ajouter le bruit assourdissant.
A la violence des remous, il faut ajouter le bruit assourdissant.

A la violence des remous, il faut ajouter le bruit assourdissant.

Beauté des vols acrobatiques des oiseaux. Dans les embruns, ils tentent de happer les poissons malchanceux, qui n’ont pas trouvé de minuscules criques en amont, pour se reposer dans l’espoir de remonter le courant !

Un havre de paix pour les amateurs de sushis vivants, situé juste avant l'entrée dans le fer à cheval..
Un havre de paix pour les amateurs de sushis vivants, situé juste avant l'entrée dans le fer à cheval..
Un havre de paix pour les amateurs de sushis vivants, situé juste avant l'entrée dans le fer à cheval..

Un havre de paix pour les amateurs de sushis vivants, situé juste avant l'entrée dans le fer à cheval..

Pour les touristes, plus rien ne compte, hormis l'émotion et l'admiration. Ceux qui craignaient les remous oublient de s'agripper au bastingage, les groupes se défont au gré des tangages et, le déguisement obligé contre les embruns qui fait de tous d'incroyables chaperons rouges, suscite des rencontres inattendues vite oubliées. En effet, le charme est trop fort. Chacun sait qu'il ne durera pas et s'en retourne aussitôt à son irrésistible présent.

SOMPTUEUSES CHUTES du NIAGARA
SOMPTUEUSES CHUTES du NIAGARA

Quand le bateau fait demi-tour pour ramener sa joyeuse cargaison, les chutes sont si proches que l'on perd tout repère spatial. On voit en effet un mur d'eau se dresser devant soi, immaculé et humide vers lequel on semble se diriger inexorablement. La confusion dure quelques secondes très fortes, inoubliables. Puis, le bateau nous ramène vers le soleil et le ciel bleu.

SOMPTUEUSES CHUTES du NIAGARA

Après l'émotion, il y a tout ce qui se dit du site grandiose, toutes ces histoires que l’on raconte, vraies, déformées ou imaginées :

-de casse-cous qui les ont dévalées qui dans un tonneau, qui sur un tronc d’arbre, qui tout simplement portés par le courant au péril de leur vie. Eh ! bien, elle y est restée pour la plupart, 52 mètres plus bas pour les chutes canadiennes. En 1951, après la mort du casse-cou William Red Hill Junior, qui avait tenté un saut improbable dans un engin inadapté, les acrobaties du public furent définitivement interdites.

- d’inconscients pêcheurs, venus trop près s’amarrer et dont le moteur malheureusement, refusa de se mettre en route, laissant le bateau dériver au seul gré du courant. Le guide raconte aussi qu’un père voulut montrer à ses deux enfants la puissance de la rivière. Eh ! Bien, il réussit, mais y laissa la vie. Sa petite fille fut de justesse attrapée par des témoins. Quant au petit garçon, on le retrouva miraculeusement indemne, au bas de la chute.

La rivière vue du haut.

La rivière vue du haut.

Parmi les articles que j’ai consultés, je retiens celui de Wikipedia qui me parait assez complet pour une information générale, puisqu’il aborde aussi bien la géologie, l’histoire, l’économie que les arts, la littérature et le cinéma.

Si vous lisez la rubrique « Discussion », vous constaterez une polémique au sujet de la dénomination des chutes. En effet, les Français disent « les chutes du Niagara » alors que les Canadiens français disent « les chutes-Niagara », et en anglais « Niagara falls ». En grammaire française, l’appartenance est désignée par la préposition « de », « du » et « des » (les pommes de mon jardin). Faudra-t-il faire un procès aux Italiens qui appellent Paris « Pariggi » ? Les Anglais nous forceront-ils à dire « London » pour Londres ? Ce serait oublier que les langues dites « vivantes » ont une histoire, donc un passé, un présent et auront un futur. Heureusement, tant que les linguistes s’étriperont pour une préposition, la terre n’arrêtera pas de tourner !

Merci de votre attention.

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Published by morvane - dans Nature
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commentaires

Marie-Claude 25/02/2017 02:45

Je suis canadienne (Québec) et je dois dire que votre récit sur les chutes-Niagara me fait découvrir cet endroit d'une autre façon. C'est un plaisir de voyager en mots avec vous. Au plaisir de vous relire un jour sur mon beau pays!

Marie-Claude

Jérôme 31/07/2016 17:27

Magnifique spectacle que ces chutes ...

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